Le grand livre de Mario Tronti est le texte philosophique le plus ambitieux produit par la « séquence rouge » italienne. Ouvriers et capital formule les positions de l’opéraïsme, en particulier la centralité ouvrière incarnée durant le cycle de lutte qui secouèrent l’Italie des années soixante par la figure de l’ouvrier-masse. L’auteur procède à une appropriation critique de Marx pour concevoir une théorie du capitalisme avancé. Il y affirme le primat des luttes ouvrières sur l’histoire du (…)
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Articles
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Ouvriers et capital
10 février 2016, par Tronti -
De la crise à la communisation
20 mai 2017, par DauvéOn a déjà tant écrit sur, pour et contre le communisme. À quoi bon un livre de plus ? Et pourquoi cette nouveauté appelée communisation ? Parler de communisation, c’est affirmer que dès ses débuts, et donc sans « période de transition », une révolution future commencera à transformer les rapports sociaux capitalistes : destruction du travail salarié, du travail en tant que tel, de la propriété privée, de l’État, de l’échange marchand, des classes et de la domination masculine… La (…)
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La Révolution iranienne
2 décembre 2019, par LeoniL’Iran connaît en 1979, l’un des régimes les plus stables, prospères et répressifs du Moyen-Orient ; celui-ci s’effondre pourtant en quelques mois sous les coups d’une grève sauvage massive et d’émeutes urbaines incessantes. Cette étude revient sur les causes réelles de l’une des plus grandes révoltes ouvrières du XXe siècle, et met en lumière les mécanismes d’une protestation prolétarienne croissante, l’échec de la répression et l’effondrement de l’État. Elle relate aussi la manière dont le (…)
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Pommes de terre contre gratte-ciel
30 octobre 2022, par DauvéPlus la crise écologique s’aggrave, plus l’écologie devient une idéologie dominante. Elle nous promet un monde « décarboné » grâce au tout-électrique, au tout-numérique et au « nucléaire vert ». Mais capitalisme et écologie sont incompatibles. Le capitalisme repose sur l’exploitation de prolétaires dans des entreprises forcées par la concurrence d’accumuler plus de valeur que leurs rivales. La quête incessante de productivité entraîne surproduction, surconsommation… aux effets destructeurs (…)
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Marx théoricien de l’anarchisme
31 janvier 2011, par RubelAvec la révolution russe de 1917 et le triomphe du parti bolchevik, donc du marxisme élevé au statut d’idéologie d’État, la légende de Marx « communiste d’État » ou « socialiste autoritaire » s’est muée en mythe universel. Elle est devenu l’alibi moral de tous les régimes d’exploitation économique et abêtissement culturel qui savent dénoncer, à travers l’image terrifiante du « socialisme réel », la prétendue « philosophie totalisante » de l’auteur du Capital.
Cet essai s’entend comme une (…) -
L’école Ferrer de Lausanne
13 avril 2009, par Heimberg, WintschDe 1910 à 1919, l’École Ferrer de Lausanne a offert à des enfants d’ouvriers un lieu où ils n’acquièrent pas « le savoir inutile » dispensé dans les écoles publiques, où ils ne font pas « l’apprentissage de la docilité ».
Sa caractéristique a été « d’unir l’atelier à l’école, de faire collaborer parents, instituteurs, ouvriers et enfants, de préparer ces derniers à la vie qu’ils mèneront probablement, en évitant autant que possible le verbalisme, en exaltant leur curiosité et leur joie (…) -
La Conception matérialiste de la question juive
15 décembre 2017, par LéonÉcrit par un ancien sioniste devenu marxiste, ce livre constitue une contribution majeure de la tradition révolutionnaire au débat sur le sionisme et l’antisémitisme. Léon y compare le sionisme aux nationalismes européens et déconstruit ses mythes fondateurs. Dans cette synthèse historique, un ensemble de notes écrites entre 1940 et 1944, l’auteur établit l’hypothèse que les Juifs forment un peuple-classe, constitué suite à l’interdiction faite aux chrétiens de pratiquer l’usure au Moyen (…)
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L’Émeute prime
16 avril 2018, par CloverL’émeute est généralement négligée par les marxistes, taxée d’apolitisme et renvoyée à l’instant pur, à la spontanéité. Joshua Clover s’attache à la théoriser et à comprendre la succession des formes de contestation dans la longue durée. Quand le capitalisme apparaît, l’émeute est la forme de lutte dominante, s’attaquant à la circulation des marchandises. Puis, au moment de la révolution industrielle et jusqu’à l’immédiate après-guerre, la grève lui succède, avec cette fois la sphère de la production en ligne de mire. Depuis les années 1960 à 1970, une période marquée par la désindustrialisation, le chômage de masse et le ralentissement de l’accumulation en Occident, l’émeute redevient la forme de contestation par excellence ; cette émeute nouvelle, c’est l’émeute prime.
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De la plus-value dans l’art
13 septembre 2019, par DiederichsenDeux courts essais du théoricien et critique allemand Diedrich Diederichsen qui abordent la question du marché de l’art, de son explosion spéculative et de ce qui le relie aux évolutions structurelles du capitalisme tardif. Il s’agit de revenir sur les catégories marxienne de « plus-value » et de « production » afin d’interroger le processus singulier de constitution de la valeur des œuvres d’art. En s’inscrivant dans le sillage des analyses développées par la Théorie critique, Diederichsen (…)
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Marxisme noir
20 avril 2020, par RobinsonDans ce classique de la pensée radicale noire enfin traduit en français, Cedric Robinson entreprend d’écrire une histoire intellectuelle du radicalisme noir. Bien que ce livre soit surtout resté dans la postérité pour la thèse du « capitalisme racial » qu’il y développe, Robinson revient, avec une érudition impressionnante, sur les origines intra-européennes du racialisme, ainsi que sur les origines européennes du marxisme avant de s’attarder sur le développement de l’histoire africaine et (…)