Notre monde est pris de vertige. Dans nos vies quotidiennes, un entrelacs d’abstraction, de virtualité et de complexité s’introduit avec l’invasion des nouveaux médias technologiques. Le manifeste xénoféministe façonne un féminisme adapté à ces réalités, en s’emparant de l’aliénation comme d’un levier pour générer de nouveaux mondes. Le naturalisme essentialiste empeste la théologie – le mieux est de l’exorciser au plus vite. L’innovation technoscientifique doit s’assortir d’une pensée (…)
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Articles
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Manifeste Xénoféministe
27 août 2019, par Cuboniks -
L’Abolition de la valeur
8 septembre 2017, par AstarianPour Marx, l’abolition de la valeur consiste en la suppression de l’échange et son remplacement par une économie planifiée où les hommes travaillent avec enthousiasme à la satisfaction de leurs besoins (le premier d’entre eux étant le travail lui-même). Et sa théorie de la valeur est tout imprégnée de ce point de vue. L’objet de L’Abolition de la valeur est de revisiter la théorie marxienne de la valeur en tenant compte des conditions actuelles du mode de production capitaliste – sans remettre en cause la trajectoire d’ensemble du Capital. La différence essentielle avec l’époque de Marx est qu’il est devenu impossible d’envisager le communisme comme une économie d’« hommes libres » gérant leur travail par une planification commune.
Notre époque permet de mettre au concret la théorie de la valeur en s’appuyant sur les caractéristiques pratiques, et non pas abstraites, du travail producteur de marchandises. Cela a des conséquences décisives sur la façon d’envisager l’abolition de la valeur et l’au-delà du capital et du travail. Car il faut maintenant commencer à réfléchir à ce que pourrait être une société sans travail – ce qui ne veut pas dire sans production, mais sans usines, sans chronomètres, sans souffrance. -
Karl Marx
11 janvier 2011, par RühleOtto Rühle (1874-1943) est une figure de proue de la gauche communiste, plus tard qualifiée de conseilliste, mais que Lénine préféra qualifier de maladie infantile du communisme pour son refus du parlementarisme et du syndicalisme. Ancien député social-démocrate, membre fondateur du Spartakusbund, puis délégué au conseil ouvrier et militaire de Dresde en 1918. Il s’opposa à Rosa Luxemburg sur la question des élections en s’affirmant pour l’auto-organisation du mouvement ouvrier et contre le (…)
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Métromarxisme
2 mars 2019, par MerrifieldMétromarxisme s’attache à l’expérience de la ville, et plus précisément à la relation tumultueuse qu’elle entretient avec la critique sociale : de Marx et Engels à David Harvey et Marshall Berman, en passant par Walter Benjamin, Henri Lefebvre, Guy Debord ou Manuel Castells, c’est à une flânerie ou une déambulation métropolitaines qui interrogent le capitalisme que nous convie l’ouvrage d’Andy Merrifield. Construit à partir de chapitres monographiques et biographiques évoquant chacune de ces (…)
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Tout ce qui est solide se volatilise
29 décembre 2017, par BermanLondres et New York se réinventent, Saint-Pétersbourg sort de terre. La marche en avant de la modernisation exhume des navires de pierre depuis les marais de la Neva ou fait flotter des palais de cristal dont les verrières capturent les étincelles solaires d’un monde en révolution. Mais la modernité détruit et se dévore elle-même, elle menace tout ce qui semble solide : d’abord les hommes à son service et plus tard les formes merveilleuses qu’elle aura enfantées.
C’est l’ambivalence – le regard changeant des grands témoins, de Pouchkine, Marx, Dostoïevski ou Baudelaire – que ce livre interroge. Au cœur des métropoles, les transformations urbaines façonnent le mode de vie, le reflètent, mais fournissent aussi les armes de sa subversion. Les boulevards de Haussmann liquident une existence étouffante et unissent le prolétariat parisien, tout en l’excluant de la scène qu’illumine le modernisme. Le macadam s’installe, les voitures accélèrent et le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel).
Voilà un livre d’aventures, de celles que le siècle précédent et celui d’avant encore promettaient, à l’humanité entière, à la raison, à l’art. Des aventures en forme de villes nouvelles, des avenues tracées depuis la périphérie jusqu’aux cœurs des hommes, des artères du changement et de la modernisation : des feux d’artifice dont les lueurs suscitaient l’effroi et la fascination. -
Projet et métropole
20 avril 2020, par AssennatoArchitecture et politique, critique et histoire se
rencontrent dans ce volume, qui analyse un chapitre important de la pensée antagoniste de années 1970
et qui s’ouvre à certaines pistes de recherche novatrices
à propos du rôle, de la fonction et des possibilités inexplorées de l’art de bâtir dans son rapport aux grands espaces de l’urbanisation contemporaine. Spécialiste de Manfredo Tafuri l’auteur montre de quelle manière la critique opéraïste de l’architecture a pu tracer les limites (…) -
Résignation est complicité
11 septembre 2013, par CamenischAlors qu’en Suisse, malgré une forte résistance, la construction de centrales nucléaires se poursuit, Marco Camenisch fait partie de ceux qui, au sein du mouvement antinucléaire, refusent de se résigner. En 1980, il est arrêté pour le dynamitage d’un pylône de ligne à haute tension et d’une centrale de transformation électrique. Lors de son procès, il lit une longue déclaration : Paix aux chaumières, guerre aux palais !
En cavale ou en prison, Marco Camenisch ne cesse de lancer ses mots (…) -
Crises
12 janvier 2012, par de MattisEn octobre 2008, le système financier mondial a failli s’écrouler. Depuis, la crise financière s’est muée en une crise de la dette publique qui s’aggrave de semaine en semaine. Le fonctionnement de l’économie, à l’heure actuelle, repose sur la croyance en la capacité des États à maintenir la valeur de la valeur. Que cette croyance s’effondre et le système périt.
Crises saisit l’occasion de la crise pour poser une question que les économistes évitent toujours : pourquoi l’argent vaut-il (…) -
La Nouvelle Typographie
3 mai 2016, par TschicholdL’ouvrage emblématique de Tschichold, La Nouvelle Typographie (1928) est un véritable manifeste pour la modernité, analogue dans son domaine au livre du Corbusier Vers une architecture. Prenant la forme d’un manuel, l’auteur y fait table rase de la typographie ancienne qui ne trouve grâce à ses yeux que dans son contexte historique, maintenant dépassé. Pour concevoir son histoire de la typographie, Tschichold s’est d’abord tourné vers l’art moderne. Pour lui, l’ancienne ère, centrée (…)
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Ouvriers et capital
10 février 2016, par TrontiLe grand livre de Mario Tronti est le texte philosophique le plus ambitieux produit par la « séquence rouge » italienne. Ouvriers et capital formule les positions de l’opéraïsme, en particulier la centralité ouvrière incarnée durant le cycle de lutte qui secouèrent l’Italie des années soixante par la figure de l’ouvrier-masse. L’auteur procède à une appropriation critique de Marx pour concevoir une théorie du capitalisme avancé. Il y affirme le primat des luttes ouvrières sur l’histoire du (…)