Métromarxisme s’attache à l’expérience de la ville, et plus précisément à la relation tumultueuse qu’elle entretient avec la critique sociale : de Marx et Engels à David Harvey et Marshall Berman, en passant par Walter Benjamin, Henri Lefebvre, Guy Debord ou Manuel Castells, c’est à une flânerie ou une déambulation métropolitaines qui interrogent le capitalisme que nous convie l’ouvrage d’Andy Merrifield. Construit à partir de chapitres monographiques et biographiques évoquant chacune de ces (…)
Accueil > Mots-clés > Thématique > Essai
Essai
Articles
-
Métromarxisme
2 mars 2019, par Merrifield -
Salaires, prix et profits
9 février 2010, par MarxCe rapport de Marx pour le conseil général de la Première Internationale illustre dans les grandes lignes la thèse de la plus-value qu’il développera plus tard dans Le Capital. Ce texte est une première approche de l’analyse de Marx du mode de production et de la contradiction entre valeur et travail.
La différence entre le salariat et l’esclavage ne se distingue en fin de compte que dans la manière dont est extorqué le travail aux populations.
Préface de Edward Aveling à l’édition (…) -
L’Abolition de la valeur
8 septembre 2017, par AstarianPour Marx, l’abolition de la valeur consiste en la suppression de l’échange et son remplacement par une économie planifiée où les hommes travaillent avec enthousiasme à la satisfaction de leurs besoins (le premier d’entre eux étant le travail lui-même). Et sa théorie de la valeur est tout imprégnée de ce point de vue. L’objet de L’Abolition de la valeur est de revisiter la théorie marxienne de la valeur en tenant compte des conditions actuelles du mode de production capitaliste – sans remettre en cause la trajectoire d’ensemble du Capital. La différence essentielle avec l’époque de Marx est qu’il est devenu impossible d’envisager le communisme comme une économie d’« hommes libres » gérant leur travail par une planification commune.
Notre époque permet de mettre au concret la théorie de la valeur en s’appuyant sur les caractéristiques pratiques, et non pas abstraites, du travail producteur de marchandises. Cela a des conséquences décisives sur la façon d’envisager l’abolition de la valeur et l’au-delà du capital et du travail. Car il faut maintenant commencer à réfléchir à ce que pourrait être une société sans travail – ce qui ne veut pas dire sans production, mais sans usines, sans chronomètres, sans souffrance. -
Les Autoreductions
20 juillet 2010, par Collonges, RandalL’autoreduction, c’est se réapproprier soi-même et collectivement des biens de consommation ou des services. C’est réduire les factures des loyers ou des impôts. C’est remettre en question les mécanismes de fixation des prix, cette machine de guerre contre les salariés. C’est l’action directe des usagers qui peut déboucher sur l’occupation d’un quartier entier et former un tout avec les grèves violentes. Voilà une nouvelle forme de lutte au cœur des centres urbains capitalistes.
-
La Joie Armée
12 février 2010, par BonannoLa joie s’arme. Son attaque est le dépassement de l’hallucination marchande, de la machine et de la marchandise, de la vengeance et du leader, du parti et de la quantité. Sa lutte brise la ligne tracée par la logique du profit, l’architecture du marché, le sens programmé de la vie, le document final de l’archive. Son explosion bouleverse l’ordre des dépendances, la nomenclature du positif et du négatif, la loi de l’illusion marchande. — A. M. Bonanno
Paru initialement durant le Mouvement (…) -
Résignation est complicité
11 septembre 2013, par CamenischAlors qu’en Suisse, malgré une forte résistance, la construction de centrales nucléaires se poursuit, Marco Camenisch fait partie de ceux qui, au sein du mouvement antinucléaire, refusent de se résigner. En 1980, il est arrêté pour le dynamitage d’un pylône de ligne à haute tension et d’une centrale de transformation électrique. Lors de son procès, il lit une longue déclaration : Paix aux chaumières, guerre aux palais !
En cavale ou en prison, Marco Camenisch ne cesse de lancer ses mots (…) -
La Conception matérialiste de la question juive
15 décembre 2017, par LéonÉcrit par un ancien sioniste devenu marxiste, ce livre constitue une contribution majeure de la tradition révolutionnaire au débat sur le sionisme et l’antisémitisme. Léon y compare le sionisme aux nationalismes européens et déconstruit ses mythes fondateurs. Dans cette synthèse historique, un ensemble de notes écrites entre 1940 et 1944, l’auteur établit l’hypothèse que les Juifs forment un peuple-classe, constitué suite à l’interdiction faite aux chrétiens de pratiquer l’usure au Moyen (…)
-
Manifeste Xénoféministe
27 août 2019, par CuboniksNotre monde est pris de vertige. Dans nos vies quotidiennes, un entrelacs d’abstraction, de virtualité et de complexité s’introduit avec l’invasion des nouveaux médias technologiques. Le manifeste xénoféministe façonne un féminisme adapté à ces réalités, en s’emparant de l’aliénation comme d’un levier pour générer de nouveaux mondes. Le naturalisme essentialiste empeste la théologie – le mieux est de l’exorciser au plus vite. L’innovation technoscientifique doit s’assortir d’une pensée (…)
-
Marxisme, dernier refuge de la bourgeoisie ?
20 août 2011, par MattickŒuvre posthume de Paul Mattick (1904-1981), Marxisme, dernier refuge de la bourgeoisie ? fut la dernière expression de toute une vie de réflexion sur la société capitaliste et l’opposition révolutionnaire. Connu surtout comme théoricien des crises économiques et partisan des conseils ouvriers, Paul Mattick fut aussi un acteur engagé dans les événements révolutionnaires qui secouèrent l’Europe et les organisations du mouvement ouvrier au cours de la première moitié du XXe siècle. À l’âge de (…)
-
Réflexions sur la violence
11 septembre 2012, par SorelPeut-être est-ce la position ambiguë de ce qui fut le livre de chevet des radicaux autant de gauche que de droite qui l’a fait glisser dans les failles de la mémoire historique ? Écrites par le plus éminent des marxistes de France au moment précis où le prolétariat y était au faîte de sa puissance, les Réflexions sur la violence s’attellent à en illustrer les secrets non seulement historico-politiques, mais également psychologiques. La violence y acquiert un statut inédit : ni plus moyen ni (…)