Silvia Federici revisite ce moment particulier de l’histoire qu’est la transition entre le féodalisme et le capitalisme, en y introduisant la perspective particulière de l’histoire des femmes.
Elle nous invite à réfléchir aux rapports d’exploitation et de domination, à la lumière des bouleversements introduits à l’issue du Moyen Âge. Un monde nouveau naissait, privatisant les biens autrefois collectifs, transformant les rapports de travail et les relations de genre. Ce nouveau monde, où (…)
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Essai
Articles
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Caliban et la Sorcière
8 août 2016, par Federici -
L’Émeute prime
16 avril 2018, par CloverL’émeute est généralement négligée par les marxistes, taxée d’apolitisme et renvoyée à l’instant pur, à la spontanéité. Joshua Clover s’attache à la théoriser et à comprendre la succession des formes de contestation dans la longue durée. Quand le capitalisme apparaît, l’émeute est la forme de lutte dominante, s’attaquant à la circulation des marchandises. Puis, au moment de la révolution industrielle et jusqu’à l’immédiate après-guerre, la grève lui succède, avec cette fois la sphère de la production en ligne de mire. Depuis les années 1960 à 1970, une période marquée par la désindustrialisation, le chômage de masse et le ralentissement de l’accumulation en Occident, l’émeute redevient la forme de contestation par excellence ; cette émeute nouvelle, c’est l’émeute prime.
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La Guerre civile en France
11 septembre 2012, par MarxQuand le prolétariat met à l’ordre du jour la dissolution de l’ordre mondial en place jusqu’à présent, il n’énonce rien d’autre que le secret de sa propre existence immédiate, car il est la dissolution de fait de cet ordre mondial. Quand le prolétariat exige la négation de la propriété privée, il ne fait qu’élever en principe de la société ce que la société a élevé en principe pour lui, ce qui est déjà et malgré lui incarné en lui : le résultat négatif de cette société. — K. Marx
« Ce (…) -
Marxisme noir
20 avril 2020, par RobinsonDans ce classique de la pensée radicale noire enfin traduit en français, Cedric Robinson entreprend d’écrire une histoire intellectuelle du radicalisme noir. Bien que ce livre soit surtout resté dans la postérité pour la thèse du « capitalisme racial » qu’il y développe, Robinson revient, avec une érudition impressionnante, sur les origines intra-européennes du racialisme, ainsi que sur les origines européennes du marxisme avant de s’attarder sur le développement de l’histoire africaine et (…)
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Marx théoricien de l’anarchisme
31 janvier 2011, par RubelAvec la révolution russe de 1917 et le triomphe du parti bolchevik, donc du marxisme élevé au statut d’idéologie d’État, la légende de Marx « communiste d’État » ou « socialiste autoritaire » s’est muée en mythe universel. Elle est devenu l’alibi moral de tous les régimes d’exploitation économique et abêtissement culturel qui savent dénoncer, à travers l’image terrifiante du « socialisme réel », la prétendue « philosophie totalisante » de l’auteur du Capital.
Cet essai s’entend comme une (…) -
La révolution n’est pas une affaire de parti
10 juillet 2010, par RühleL’expérience historique nous apprend que tous les compromis conclus entre la révolution et la contre-révolution ne peuvent profiter qu’à cette dernière. Toute politique de compromis est une politique de banqueroute pour le mouvement révolutionnaire. Ce qui avait débuté comme un simple compromis avec la social-démocratie allemande a abouti à Hitler. Ce que Lénine justifiait comme un compromis nécessaire a abouti à Staline. En diagnostiquant comme maladie infantile du communisme le refus (…)
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La Matérielle
31 août 2018, par CharrierDans l’après Mai 68, Christian Charrier participe à la refonte de la théorie de la lutte des classes et de la révolution communiste. S’inscrivant dans un rapport critique à différents courants hétérodoxes du mouvement ouvrier et révolutionnaire (Internationale situationniste, Socialisme ou Barbarie, gauches communistes, communismes de conseils), cette refonte avançait que la révolution n’était plus affirmation du prolétariat devenant classe dominante et libérant le travail, mais négation du prolétariat et de toutes les classes, abolition du travail : communisation. Entre 2002 et 2006, sur le site web La Matérielle, Christian Charrier se livre à un bilan critique décapant de cette séquence théorique qui, croyant tout remettre en cause, se révèle encore trop solidaire de la spéculation hégélienne. En analysant les transformations du capitalisme depuis une cinquantaine d’années et le cours des luttes, c’est en effet au schéma traditionnel d’une classe porteuse par sa négativité d’un « sens de l’histoire » qu’il s’agit de s’opposer.
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Crises
12 janvier 2012, par de MattisEn octobre 2008, le système financier mondial a failli s’écrouler. Depuis, la crise financière s’est muée en une crise de la dette publique qui s’aggrave de semaine en semaine. Le fonctionnement de l’économie, à l’heure actuelle, repose sur la croyance en la capacité des États à maintenir la valeur de la valeur. Que cette croyance s’effondre et le système périt.
Crises saisit l’occasion de la crise pour poser une question que les économistes évitent toujours : pourquoi l’argent vaut-il (…) -
De la crise à la communisation
20 mai 2017, par DauvéOn a déjà tant écrit sur, pour et contre le communisme. À quoi bon un livre de plus ? Et pourquoi cette nouveauté appelée communisation ? Parler de communisation, c’est affirmer que dès ses débuts, et donc sans « période de transition », une révolution future commencera à transformer les rapports sociaux capitalistes : destruction du travail salarié, du travail en tant que tel, de la propriété privée, de l’État, de l’échange marchand, des classes et de la domination masculine… La (…)
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De la plus-value dans l’art
13 septembre 2019, par DiederichsenDeux courts essais du théoricien et critique allemand Diedrich Diederichsen qui abordent la question du marché de l’art, de son explosion spéculative et de ce qui le relie aux évolutions structurelles du capitalisme tardif. Il s’agit de revenir sur les catégories marxienne de « plus-value » et de « production » afin d’interroger le processus singulier de constitution de la valeur des œuvres d’art. En s’inscrivant dans le sillage des analyses développées par la Théorie critique, Diederichsen (…)